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26 juil. 2016

Genre : Non-binaire

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Première partie (je ne sais pas combien il y en aura !) sur le vaste sujet de la non-binarité de genre. Il manque encore plein de lexique, ralala. C'était si long à pondre !

Et quelques nouvelles : vous pouvez me retrouver dans une interview sur la chaîne de Princ(ess)e LGBT. Je suis aussi intervenu.e dans un live sur le coming-out, dont le replay est disponible sur Youtube. Vous pouvez suivre Princ(ess)e, sa chaîne est drôlement cool et aborde des thèmes qui reviendront sans doute aussi sur ce blog.

64 commentaires:

  1. C'est très éclairant, merci à vous ^^. Petite question cependant : Pour l'orientation, est-il préférable de prendre en compte le sexe assigné à la naissance ou le sexe "courant" (y a t-il un autre terme ?) ? (au fait, j'aime beaucoup ce que vous faites)

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  2. Le sexe n'est pas assigné à la naissance : pénis ou vagin, c'est un fait, il existe. Je suppose que tu confonds avec le genre ? Toujours prendre en compte le genre actuel de la personne. Le genre assigné n'existe pas, seul compte celui dans lequel se reconnaît la personne.

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    1. Vous ne disiez pas qu'il était mieux que l'orientation prenne en compte le sexe plutôt que le genre ? J'ai bien admis que le genre n'était pas assigné à la naissance mais je persiste à croire que le terme "sexe" désigne seulement les organes reproducteurs. Or nous avons généralement des organes à la naissance et donc un sexe assigné? (Je trouve pas ou je pèche)

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    2. Je pense que comme le genre, l'orientation que la personne revendique n'est pas a se baser sur le genre ou le sexe. Il y a des femmes qui aiment les femmes mais qui ne se considèrent pas lesbiennes. Elles ne se reconnaissent pas dans cette orientation. Moi même (homme cis) il m'arrive de fantasmer sur des attributs "masculins cis" et pourtant, je n'arrive pas a me dire que je suis autre chose que hétérosexuel.

      Laissons les gens se désigner comme ils veulent. Et ils nous diront toujours comment être a l'aise pour parler d'eux

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    3. Le problème des termes couramment utilisés pour l'orientation sexuelle/romantique, c'est qu'ils se basent sur une binarité de genre, ne différencient pas l'attirance sexuelle de l'attirance romantique et assimilent sexe et genre ... Bref quand on veut vraiment coller une étiquette, comme souvent, c'est complexe dès qu'on est plus dans la moyenne, et la société collant par défaut une/des étiquette(s) les gens vont avoir le besoin de se coller leur propre étiquette si elle ne corresponds pas à celle collée par défaut.

      D'autant que ... toutes les possibilités sont envisageables :
      On peut être attirée à plusieurs niveaux par des comportements féminins/masculins, par des traits, des mimiques, pour la sexualité c'est concevable qu'on soit attiré par un pénis/vagin ... Bref encore une fois la personne la mieux placée pour se coller une étiquette si elle en à envie, c'est la personne en elle-même.

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  3. Je ne comprends pas très bien ce qui défini un "comportement" féminin d'un "comportement" masculin, ou comment on peut se sentir "fille" ou "garçon". Sur ton échelle de gris, l'homme et la femme sont à l'opposé... Je suis un peu confuse

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    1. J'avoue je me pose la même question... Je suis née avec des organes sexuels féminins, et je vis ma vie. Si demain, je devais me retrouver avec un pénis, baah... Je vivrais ma vie. Avec les mêmes amis/loisirs/boulot... Je suis moi. Point. Comment qualifier tel comportement de masculin ou tel autre de féminin ? Il y a des cases, des frontières ? Comment peut-on se sentir "homme" ou "femme" ? Dans ma tête on a soit un sexe masculin soit féminin dans sa culotte (sauf très rares exceptions) et soit on le garde soit on fait la démarche de le changer... Mais sinon je ne vois pas trop ce qui différencie les gens. Nous sommes tous uniques. Tous différents. Est-ce pourtant nécessaire de définir chaque variation ? Toutes ces étiquettes, toutes ces appellations, et toutes ces pirouettes linguistiques c'est quand même super complexe (pour quelqu'un qui débarque, c'est juste incompréhensible en fait). C'est là qu'on envie les anglais qui ne s'embêtent pas à tout genrer je suppose !

      Enfin, après, si une personne a besoin de pouvoir se ranger sous la bannière d'un terme en particulier pour se sentir bien, personnellement, ça ne me dérange pas. Mais j'ai quand même du mal à suivre. Je me dis que ce serait quand même plus simple si tout le monde vivait sa vie pépère sans se prendre la tête avec des "je suis quoi" et "il/elle/iel est quoi le voisin/e".

      Merci pour l'article cela dit !

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    2. Niveau sexe il n'y a rien d'opposé, juste un sexe embryonnaire qui se développe différemment en fonction des hormones présentes, ce qui va généralement provoquer de légère différence physique mais rien d'opposé.
      Niveau genre il s'agit juste d'une identification donnée initialement par la société en fonction de son sexe.

      Le "comportement féminin" et le "comportement masculin" c'est tout ce que la société va attendre de nous en fonction de notre genre et qui n'a en réalité rien de biologique : goût en matière de loisir ( jouets chez l'enfant ), démarche, compétences ...

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    3. C'est vrai qu'il y a surement des genres "plus que garçon/fille" Mais oui, c'est plus pour simplifier la barre de nuance de gris. Ca ressemblerais plus a un nuancier rond.
      Les comportements féminins et masculins sont surtout des codes installés par la société. C'est elle qui définit qu'une femme est mieux quand elle est belle, ou qu'un homme est mieux quand il est fort...

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    4. Comme dit ADJ, c'est effectivement pour simplifier que j'ai fait ce nuancier. Il n'est pas du tout représentatif de la réalité des genres, il ne sert qu'à schématiser ce que peuvent être les genres non-binaires. C'est de la vulgarisation, donc ça reste très simpliste.

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    5. Alors, ça ne serait pas plus logique d'arrêter totalement le genre ? Plutôt que d'en créer plein ? De dissocier simplement notre apparence physique de nos comportements ? Comme pour les fringues par exemple. Je veux dire, avoir un corps féminin ou masculin, c'est juste une particularité physique, comme la couleur de la peau, notre poids, notre taille... Quand on y pense, c'est assez particulier d'adapter notre façon de parler en fonction du physique de quelqu'un d'autre : on a pas d'accord d'adjectifs particuliers pour le reste.
      J'imagine que si ça existe, ça doit bien venir de quelque part... Mais je ne suis pas assez renseignée et personne n'en parle...
      D'autre part, je vois plus souvent des personnes de corps féminins se tourner vers la non-binarité ou le fait d'être transgenre (je ne connais pas le nom commun qui décrit ça, désolée) et très très très rarement l'inverse (j'ai beaucoup de potes et de connaissances qui sont des mecs trans, mais je n'ai qu'une seule amie trans). Est ce que ça ne serait pas aussi une façon d'éviter tous les désavantages et toute la pression qu'il y a sur les femmes ? Et qui fait qu'on ne se reconnait du coup plus en tant que tel ?

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  4. Ha ! Ha ! Ha !
    Mes biens chers frœurs, la vraie question reste : est-ce que ce genre de connerie survit à la majorité ? En tout cas, on sent le communautarisme (tu sais le terreau du racisme) à fond les ballons avec tous tes camarades de classe qui cherchent un moyen de se différencier (alors même que tu dis qu'il y autant de genre que de personnes) en se trouvant une petite définition bien ridicule pour parler de soi.
    La société pète vraiment de tous les côtés entre les religieux et les néo-genres, ça sent le soufre.

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    1. Si la majorité était vraiment fière de la société d'aujourd'hui, ça se saurait.
      On veut que ça pète, et dans le bon sens :D Marre de catégoriser la majorité pour ceux qu'ils doivent être au lieu de ceux qu'ils sont.

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    2. Deux possibilités en fait :
      - Soit on continue de coller des étiquettes de genre aux gens et on accepte le fait que des gens choisissent leurs étiquettes.
      - Soit on arrête tout simplement de donner des étiquettes de genre.

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    3. Transphobe spotted.

      Question (en réponse à la tienne): être homme ou femme, ça survit à la majorité, ou...?
      c'est le même principe pour les non binaires.

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    4. Par "la majorité", j'entendais "être adulte".
      Je vais pas épiloguer, tout a été poliment dit par l'Anonyme féminin du dessus.
      Vouloir étiqueter tout, c'est d'une connerie sans nom, c'est vraiment un problème de pays riche, de gens qui cherchent à être offenser par la société : "bouhouhou il m'a dit "elle" alors que je voulais que ce soit "il"."
      C'est le renfermement sur soi, voyagez, allez voir ailleurs et pleurez sur votre sort après, sales petits occidentaux nantis.

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    5. Oui, tu as certainement raison, tu es meilleure que nous, grande sage. Avec tout l'argent que je possède grâce à mon pays riche, je vais faire le tour du monde et apprendre des autres, et mon genre s'évanouira sûrement comme par magie et je n'aurai plus aucun souci à être une femme normale qui ne rend pas ton petit monde trop compliqué.

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    6. Quel importance ça peut bien avoir d'être "correctement" défini par le genre qu'on s'amuse à se choisir ? Pourquoi avoir besoin absolument d'avoir l'aval de la société ? Il n'y a pas des choses plus importantes, plus intéressantes que vouloir à tout prix se coller une étiquette (en en changer comme on change d'humeur) ?
      Comment affronter la vie si on s'offusque pour des trucs aussi insignifiants ? La surprotection ça ne créé rien de bon.
      Finalement, ce qui est marrant, c'est que tu as conclu que j'étais une femme (normale) mais tu vois, ça ne me vexe pas, je trouve juste ça rigolo.

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  5. Bonjour, note super intéressante ...Il faut faire comprendre et accepter à tout le monde que le sexe et le genre peuvent être dé corréler. Chose très difficile j'y conviens mais indispensable comme pour toute forme d'intolérance...

    De mon point de vu cette tolérance, pourrait clore le débat sur les accords, qui pourrait toujours être fonction du sexe mais pas du genre d'une personne. Les accords serviraient à "sexuer" et non genrer. Même si cela pourrait effectivement faire perdre une partie de la subtilité des échanges... Mais il sera difficile d'accorder les adjectifs comme il est impossible de nommer toutes les nuances de couleur d'un arc-en-ciel même si elles existent.
    Comme tout grand débat de nombreuses possibilités à explorer...

    Super note, Merci

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    1. J'ai toujours du mal a comprendre pourquoi on se contente pas d'utiliser il et elle pour designer les individus avec tel sexe, plutôt qu'avec tel genre. Ca serait tellement simple !

      Mais je représente la minorité qui opprime les autres, alors ce n'est pas a moi d'imposer ça. Il doit y avoir une raisons qui m'échappe. Qui m'échappe, car je n'ai jamais eu de soucis pour m'identifier

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    2. @ADJ :
      Le sexe est une notion purement biologique reposant sur ce qu'on à dans le pantalon et qui aura quelques influences physiques beaucoup plus minimes que ce qu'on peut penser, d'autant que cela peut varier d'un individus à l'autre.

      Nos ancêtres très lointain ont décidés, car à l'époque se reproduire en masse était très important, de différencier les personnes en fonction de leur sexe, ce qui peut se comprendre dans un état sauvage avec une mortalité infantile élevée.
      L'humain étant ce qu'il est, dès qu'une différence se marque un comportement et une façon de vivre différente est attendue de ces personnes, c'est comme ça qu'une différence minime devient un élément de classification, que des stéréotypes se crées et on ne voit plus les personnes comme des individus à part entière mais avant tout comme élément de leur groupe ( ici homme ou femme ) ... et la construction sociale de ce qu'est un homme ou de ce qu'est une femme commence à se faire.

      De là :
      - Soit on continue d'identifier les personnes en fonction de leur sexe biologique, outre le fait que dans l'absolu à moins d'être proche de la personne on ne le sait pas, le schéma ne pourra que se reproduire ( ou plutôt se poursuivre ).
      - Soit on insiste sur le fait que sexe et comportements sont différenciés en séparant clairement les deux dans le langage, ce qui est bien plus proche de la réalité. Ce qui veut dire beaucoup d'adaptation de notre langue et avoir une multitude de genre ( alors qu'il y en à une infinité ) et SURTOUT on accepte que les gens ne se comporte pas en fonction de leur genre ( et encore moins de leur sexe ).
      - Soit on arrive à accepter que chacun est différent et la notion de genre n'aurait plus de raison d'être.


      De ce qu'on sait au niveau psychologique, l'humain à besoin de s'identifier à un groupe de personne, la 3 éme solution semble donc difficilement envisageable, insister sur la distinction sexe/genre ( la 2ème solution donc ), et que cela soit chacun qui se colle sa propre étiquette, ça me semble être la solution la plus envisageable pour que chacun puisse s'épanouir au mieux.

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    3. "la minorité qui opprime les autres"
      what

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    4. ADJ, tu es toujours si confus (dans tes propos en tout cas). J'ai pas envie qu'on me genre d'après mon sexe ! D'après ton raisonnement, pour correctement genrer une personne, faudrait toujours savoir ce que les autres ont entre les jambes ?! C'est trop malsain.

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    5. Je n'avais pas vu ça comme ça, désolé...

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  6. Bonjour ! Une question que je me pose depuis un certain temps, et comme je vois le sujet abordé ici j'en profite : s'agissant de genrer les adjectifs, je vois parfois des points pour séparer et parfois des tirets (content-e, gentil-le etc). Est-ce qu'il y a une différence ? J'utilise personnellement les tirets parce que je trouve ça plus esthétique (pour moi un point sert à terminer une phrase), mais est-ce que la signification change...?

    Merci !

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    1. La signification ne change pas il me semble, mais les logiciels de lecture des personnes malvoyantes préfèrent le tiret au point. ;)

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    2. Oh merci de l'info Clémentine, je ne savais pas ! Je trouve le point plus esthétiques cependant, mais si le tiret est plus pratique pour les malvoyants... je vais essayer de m'y mettre.

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  7. Salut Yooiou,
    Je me permets juste de réagir à ce commentaire: de plus en plus, on entend parler dans les mouvements queer de genre assigné à la naissance. Cela fait d'ailleurs longtemps qu'on considère le "sexe" comme une construction sujette aussi à des "floutements", comme ceux qui ont malheureusement condamné à la mutilation pas mal d'intersexe. Là tu parles d'ailleurs uniquement des organes génitaux, qui ne sont même pas tjs corrélés aux gènes. Bref, encore une complication !

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    1. Je pense qu'iel parle des organes génitaux externes parce que ce sont ceux qui importent le plus lors d'un rapport sexuel... les chromosomes ou les hormones sont moins directement impliqués je suppose. Mais c'est vrai qu'il y a aussi les personnes intersexes à prendre en compte.

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    2. Encore une fois, peu importe les organes génitaux ou les gènes. Une personne sais ce qu'elle est et se définit comme tel. C'est aux autres et a nous tous d'accepter ce que la personne est, et après on devient super copain et on se fait des bisous !

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  8. Pour reprendre ton dernier paragraphe, tu pars du principe que le sexe compte le plus dans l'orientation sexuelle ? On pourrait au contraire dire qu'une personne de sexe masculin attirée par les personnes de sexe masculin (possédant un pénis) sans distinction de genre serait bisexuelle puisque être une personne transgenre de genre féminin (MtF), mais de sexe masculin, revient à être attiré par une femme.
    De la même façon, comment dire si une personne agenre est homosexuel.le ou hétérosexuel.le, puisqu'elle n'est ni d'un genre ni de l'autre en dépit de son sexe ? Si on prend l'expression au pied de la lettre, pour qu'une personne agenre soit homosexuel.le (homo : le même), il faudrait qu'il.le soit attiré.e par des personnes agenres également et soit hétérosexuel.le dans les autres cas.

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  9. Ah merde j'ai repris dans mon commentaire ce qui a été dit dans l'avant-paragraphe. Faudra que je me relise la prochaine fois.

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  10. Ow, après avoir lu ceci, mon copaing s'est retourné vers moi en déclarant "t'es beau".
    Cet article est super cool, tu as expliqué pas mal de trucs de manière simple! LOVE

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    1. Aw il est chou ! Et toi aussi ! Zêtes des pipous ! Lauve aussi :3

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  11. Bravo a toi aussi ! Ya beaucoup de texte mais ton écriture est très agréable et claire :D
    Je dois avouer... Dans ma tête, quand je veux utiliser un pronom pour toi ou un accord, j'ai toujours une fraction de seconde ou je dis "Elle" avant de penser très vite "merdeIL !"
    Ca fait ElIL !!!

    Ca va rentrer... Mais t'en fait pas. Même avec ça je sais que tu es Neutre... Et je parlerais selon !

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  12. Ou comment rendre encore plus complexes les codes régents les relations humaines, qui sont déjà assez compliqués à interpréter et à appliquer pour pas mal de personnes, ces mêmes personnes qui tôt ou tard finissent par en souffrir.
    L'intention est louable, mais je pense qu'il ne faut pour autant pas mettre de côté le côté pragmatique que doit avoir une communication.

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    1. Le problème ce n'est pas ceux qui veulent que leurs soient reconnus un genre qui soit différent de celui assigné à la naissance, c'est notre langue qui veut à tout prix donner un genre à tout et tout le monde en se basant initialement sur le sexe pour ces derniers.
      Finalement, c'est cette assignation de base et cette volonté de différencier les genres en fonction du sexe qui finis par faire souffrir.

      Quelle est l'utilité de connaitre le sexe biologique d'une personne en dehors d'un potentiel rapport sexuel ? Du coup pourquoi vouloir à tout prix modifier la façon de parler d'une personne en fonction de se sexe ?
      Pourtant, que cela soit dans le langage, dans les papiers, dans la vie quotidienne en générale, on est identifié.e.s et genré.e.s depuis notre naissance en fonction de ce sexe, il est donc normal et compréhensible que des gens qui ne s'y reconnaissent pas demande d'être identifié.e.s différemment.

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    2. Et pour cela, il faut que tout le monde soit claire avec chacun et accepte comment chacun se définit. Pas s'écraser en une seule masse qui étoufferais tout individualité humaine. L'humanité n'est pas une immense fourmilière !

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  13. Pourquoi pas «quantique» au lieu de «non binaire»?

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    1. Non binaire a selon moi une connotation bien plus "Stop a la norme ! Nous ne voulons pas être cautionné a deux genres" que quantique

      C'est bien plus compréhensible en plus de ça.

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  14. Mais du coup, comment on fait pour savoir quels pronoms la personne préfère ? Est-ce que ce n'est pas super impoli de demander ? Mais d'un autre côté, ça peut blesser si on tente nous même un pronom, et que la personne en préfère un autre.
    Est-ce que c'est mieux de demander ? Et si la personne prend mal le fait qu'on le demande (si ça ne la regarde pas, etc.) et nous déteste ensuite ? Ou qu'on utilise un pronom agenre (iel, ol) et que la personne se révèle être d'un genre et du coup, nous en veut de lui avoir donner un pronom comme ça ? (Exemple : Une fois j'ai rencontré un garçon, pourtant ouvert d'esprit, militant LGBT, qui se considérait garçon, mais qui avait une allure très "féminine", je lui ai dis elle, et il s'est mis en colère que je le prenne pour une fille... "Sympa, je vais complexer maintenant, etc." du coup je flippe à mort depuis, de faire complexer la personne)

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    1. Les gens non binaires (coucou c'est moi) tiznnent en general beaucoup à se faire apeller par leurs pronoms choisis alors crois moi, leur demander quels pronoms kls preferent aura le meme eeffet sur eux que leur offrir le cadeau de leur reve (j'ai déjà pleuré de joie pour ça..) les gens , cis, trans, binaires ou non risquent en effet de s'offusquer pour un pronom binaird comme il ou elle .. mais aucune chance que ça arrive avec iel ou iol ! C'est neutre et c'est au debut "le pronom du doute". Dans la plupart des esprits, il et elle sont associés a un genre, donc ça peut blesser, mais iel ou iol ou d'autrds pronoms neutres ne sont associés à rien !

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  15. Coucou,

    Ton dernier paragraphe sur le sexe et l'orientation sexuelle m'a beaucoup énervée.

    Je suis une femme trans, et j'ai l'impression que tu dis que si je suis en couple avec une autre femme trans, je suis gay, même si la société me perçoit comme lesbienne... ? C'est vraiment hyper faux et hyper violent à entendre.

    Plusieurs choses donc :

    - Il faut arrêter avec cette dichotomie stupide « sexe » / « genre ». Nos milieux militants en sont en partie responsable, certes, on l'a beaucoup utilisée à des fins de pédagogie, mais elle n'a pas lieu d'être. Dire qu'une femme trans a « un sexe masculin » c'est d'une part très violent, et en plus c'est un argumentaire totalement bidon. La notion de « sexe biologique » est tout aussi construite : la biologie est très complexe (de quoi parle t-on ? Organes génitaux externes ? Internes ? Niveaux hormonaux ? Chromosomes ?), elle n'est pas binaire (les personnes intersexes existent, les personnes trans en cours de transition aussi), et parler de « sexe masculin » et « sexe féminin » c'est trivialiser la question de la biologie en la regardant à travers notre spectre du genre, c'est lui coller notre vision genréee du monde, là où elle n'est en rien intrinsèquement genrée. Bien sûr, tu n'es pas la seule à faire ça et c'est très répandu, mais c'est en réalité tout autant une construction sociale que le genre. Il n'y a qu'à voir la façon dont le mot « sexe » est employé, dans la vie quotidienne, par les gens cis non-informés : dans la plupart des cas, il désigne ce qu'on désignerait par genre. Le sexe et le genre, c'est la même chose, c'est une construction sociale visant à créer un système de bicatégorisation hiérarchique. Je suis une femme trans, mon genre est « femme », mon sexe aussi. Je ne suis pas un « mâle » biologiquement. Donc la première chose à faire et d'être précis sur ce dont on parle. Dans ton cas : pas le sexe, les organes génitaux.

    - L'orientation sexuelle n'a rien à voir avec les organes génitaux. Je suis une femme trans donc je suis une femme. Je suis attirée sexuellement par des femmes ou des personnes féminines, donc je suis lesbienne. Fin. Les organes génitaux n'entrent en rien en considération là-dedans, sauf si tu considères qu'une femme avec un pénis n'est pas une vraie femme, auquel cas euh... ben...

    - Il faut à tout prix arrêter d'utiliser AMAB/AFAB pour réduire les personnes à leur genre assigné. Je sais que c'est tentant de catégoriser une personne non-binaire ayant une apparence masculine comme AMAB mais c'est hyper transphobe. N'oublions pas que les personnes trans ayant transitionné restent néanmoins AMAB, et c'est violent de les ramener à ça. Je ne m'étendrai pas trop là-dessus, voir : https://m2bmo.tumblr.com/post/141513029251.

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    1. Je suis désolé.e de t'avoir énervée, ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire ! Je ne dis pas qu'il FAUT considérer le sexe quand on parle des orientations sexuelles, je posais juste la question ; parce que si on parle de genres, c'est très compliqué de poser des étiquettes sur les personnes non-binaires. J'aurais dû mieux expliciter que je trouve ça très malsain, l'idée de considérer 2 femmes trans comme un couple gay. ça me semblait évident, mais apparemment je n'ai pas assez insisté là-dessus.

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    2. Ben quand on va sur ton twitter on voit bien que tu penses que les hommes/femmes non transitionées sont toujours des hommes/femmes... +1000 pour amab afab, ma cousine a eu une opé ben elle est femme, c'est tout, et elle l'a toujours été

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    3. Ben : non. C'est même tellement l'inverse de ce que je dis que je me demande si tu as seulement lu ce que j'écris. T_T

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    4. Ben non... tu parlais de je sais pas quel ami qui a dit à sa cousine "Je suis pas encore un garçon" car il était en transition. D'ailleurs ma cousine m'a dit qu'elle t'avait mis un commentaire ici mais qu'il est pas apparu. Censure ?

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    5. Oué, j'ai que ça à faire de censurer.

      Je parlais d'un ami qui effectivement, expliquait sa transition PHYSIQUE à sa nièce/cousine/je sais pas. C'est SON ressenti, il l'explique comme il le veut, et mon anecdote visait surtout à montrer que les enfants sont bien plus ouverts que les adultes sur la transidentité. Qu'une personne ait besoin de se faite opérer / prendre des hormones pour se sentir bien dans sa peau, je le conçois, de même que je connais des personnes qui aiment leur corps sans ressentir le besoin de le changer pour coller aux clichés de genre de la société. Faudrait arrêter de vouloir tout interpréter, ÉVIDEMMENT que les personnes trans, opérées ou pas, d'une identité de genre ou d'une autre, SONT du genre qu'iels disent être, bordel.

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    6. J'ai également trouvé cette bd tout à fait transphobe pour les 2 raisons évoquées plus haut.

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    7. ... au point de venir critiquer en anonyme ? :/ Quel courage !

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  16. J'adore vraiment tes 2 façons de représenter le genre ! Du coup j'en ai fait un post :D Des paillettes sur toi. https://www.facebook.com/413517875523300/photos/a.433210580220696.1073741828.413517875523300/494195774122176/?type=3&theater

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  17. Un peu de vulga sur les genres c'est toujours bon à prendre, donc merci !
    Même si je comprends très bien que je n'ai pas mon mot à dire, me considérant moi-même cis (ou plutôt jenairienafoutreserieux, développement en dessous), j'ai toujours des interrogations à propos des genres. Dont je parle rarement, de peur d'offusquer. Mai en même temps si j'en parle pas aux concerné-e-s j'aurais jamais de réponse, alors je profite de notre amitié pour le faire :D

    Principalement, j'ai l'impression qu'il y a un paradoxe étrange qui se crée dans la pensée féministe et LGBTQQIAAP. Qui est : que ton genre soit homme, femme ou autre, tu peux porter/faire/aimer ce que tu veux (etc) sans que ça influe sur ton genre. Tu peux être un homme, même cis, qui aime le maquillage, le vernis à ongle, faire du shopping, les comédies romantiques et les paillettes roses. Tu peux aussi être une femme qui conduit des camions, ne s'épile jamais, kiffe le tunning et le foot. On est d'accord la dessus n'est-ce pas ? Dans ce cas, c'est quoi "être une femme" ou "être un homme", ou être "quelque part entre les deux"? Si rien de tout ça ne définit ton genre ?

    A partir de là, je ne comprend vraiment pas comment on peut se sentir "fille" ou "garçon". Evidemment je vais me prendre comme exemple : Je ne me suis jamais sentie "fille" particulièrement, on m'a juste dit que j'en étais une, la justification étant mes organes génitaux. J'ai dit "ok", tout comme quand on m'a désigné une fleur et qu'on m'a dit "ça c'est une fleur, parce que ça a une tige et des pétales". Après, que la société attende de moi plein de choses du fait que je suis une fille, c'est là qu'est le bullshit, idem pour les gars. C'est simplement con à la base de faire un rapprochement entre tes organes génitaux ou même tes gênes et tout le reste des choses qui composent ta vie. Si un jour on me mégenre (ce qui a peu de chance d'arriver mais bref), je m'en foutrai, parce que selon moi le genre n'a pas de sens en soi.

    Et comme l'a magnifiquement dit Slimfr01 au dessus, on a pas besoin de connaître le sexe/organes génitaux de quelqu'un tant qu'on est pas dans un contexte sexuel (ou encore si on compte fonder une famille ou que sais-je). A quoi est donc utile le genre ? Je ne vois pas.
    Après, la langue française étant ce qu'elle est, on est effectivement coincés avec des termes désespérément genrés. Selon moi la solution la plus simple serait une neutralité pour tout le monde, ou une alternance pour tout le monde. Encore faudrait-il qu'il n'y ai pas de gens farouchement attachés à leur genre, comme un chien l'est à son os ("EH MOI JSUIS UN HOMME HEIN EH").

    Voilà euh, j'ai essayé d'être claire sur mon ressenti sans que ce soit blessant pour qui que ce soit, j'espère que ça ne l'est pas. En tout cas je ne peux qu'imaginer le besoin qu'on puisse avoir définir d'un autre genre que celui qui nous a été assigné, c'est d'autant plus pour ça que j'essaye de comprendre pour mieux me mettre à la place des personnes dans ce cas.

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  18. Hello yooiou!

    C'est vraiment une super chose de ta part que de parler de genre comme tu le fais. Même si certaines formulations énervent/agaçent certain.es. Même si c'est compliqué. Même si cela déclenche des vagues de commentaires après.

    Je pense que c'est très important d'éduquer les gens à la question des genre. C'est quelque chose que nous ne faisons pas du tout assez. Et si cela fait réfléchir, s'interroger, réagir c'est tant mieux! Toutes ces questions dans les commentaires sont importantes. C'est bien que, à défaut de pouvoir les poser dans la vie de tous les jours, on puisse les poser ici.

    Merci pour ce que tu fais.

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  19. J'ai adoré, c'est assez compliqué d'expliquer le genre non-binaire j'en sais quelque chose je le suis. Là les choses sont bien expliquées et on comprend plus facilement, je pense que je vais conseiller à mes amis, qui sont encore un peu perdu,cette page ^^

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  20. Dire que deux personnes transféminines ensemble seraient gay (dans le sens d'un homme gay) à cause de leur pénis, c'est de la transmisogynie pure et simple.
    C'est mignon tes histoires de NB mais si c'est pour répandre de la grosse merde puante transphobe merci non merci.

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    1. Encore quelqu'un qui n'a rien lu, youpi.. Je pose la question de savoir si on parle d'orientation sexuelle en fonction du GENRE ou du SEXE d'une personne. Parce que si on parle de genre, comme c'est communément admis, alors les non-binaires sont quoi ? Tous bi/pan ? Vasy, explique moi, ça m'intéresse.

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  21. Holalal, aujourd'hui je me sens trop femme. Sérieux ? Faut aller consulter. Le sexe définit le genre et la manière d'appeler les gens. tu ressembles a une fille, c'est elle. tu ressembles a un mec c'est il. C'est tout et osef de ce que tu resents. Appeler moi dieu, parce qu'aujourd'hui je suis d'humeur divinne.

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    1. C'est marrant, toi tu ressembles à un gros connard, il faut t'appeler comment du coup ?

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    2. Iel a consulté-e sans cesse pour éviter de déprimer devant tout ce genre de commentaire hyper violent. Yooiou en reçoit presque quotidiennement.

      Et c'est de plus en plus difficile de répondre a chaque insultes de façon diplomatique, alors voila:

      Yooiou n'a fait de mal a personne contrairement a vous.

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  22. Moi, je suis non-binaire, et je cherche désespérement suivre une transition hormonale.

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    1. Alors je te souhaite d'y arriver, avec l'aide d'une bonne équipe médicale. Amour sur toi :)

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  23. YA QUE 2 GENRES LES HOMMES ET LES FEMMES LE RESTE C'EST UN COMPLOT DES ILUMINTATIS ET DES HIPSTERS ET DE DONALD TRUMP

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Laisse ta trace bro !